Écoworker ensemble

Appel à manifestation d'intérêt pour faire émerger un nouveau type d'espace de travail dans le centre de Paris.

La tribu des éco-workers est, comme tout le monde, repliée dans ses domiciles. Comme tous, elle se nourrit d’optimisme et d’espoir. Cet article nourrit l’espoir de nous retrouver à travailler ensemble, même si cela doit se reconsidérer à l’aune de nouvelles contraintes sanitaires. Qui souhaite travailler sur ce sujet ?

En guise de préambule je rappelle que l’objectif est de créer des lieux qui correspondent à une vision “opale” du travail : 

  • où des causes communes solidarisent les travailleurs et génèrent de l’entraide spontanée (Evolutionary Purpose);

  • où chacun est libre d’être lui-même, plutôt que devoir se conformer à des injonctions de rôle (Wholeness).

  • où chacun peut librement venir faire avancer son propre projet, même s’il est salarié (Self-management) ;

Par ailleurs, il convient de s’adapter aux pratiques de travail émergentes : 

  • du télétravail fréquent, avec toutefois la possibilité de réunir toutes les équipes un jour donné ;

  • qui requiert des solutions de logement courte durée pour les télétravailleurs partis en province ;

  • un partage des ressources matérielles afin de réduire l’empreinte écologique ;

  • un avenir imprévisible qui requiert plus de flexibilité et de résilience.

Ces contraintes nous amènent à aspirer à un nouveau genre de lieu de travail. Un éco-working. Il se reconnaît par une collection de signes distinctifs :

  • Des espaces engagés et non pas neutres. Le simple fait de s’y trouver est un acte militant.

  • Un large spectre d’usages, du bureau fixe privatif aux tables d’hôtes en flex.

  • Un prix conscient, souverainement déterminé par chacun au regard de sa situation, à l’usage, en fonction de son libre engagement. 

  • Une gestion démocratique, fruit des libres expressions des parties prenantes, qui valorise les flux non marchands sans les marchandiser.

  • une perméabilité accrue entre les projets, que ce soit sur les aspect marchands (la santé financière des projets) que humains (mouvements de personnes d’un projet à l’autre)

Avant de s’engager sur des projets de type 1000m2 sur 9 ans, il nous semble intéressant de prototyper sur des surfaces plus petites afin de limiter l’enjeu et pouvoir sereinement nous concentrer sur le mode opératoire. Je propose ainsi d’étudier sérieusement les deux scénarios suivants :

Scénario 1 :

Rive droite, Sentier : 110m2 avec 2 chambres à coucher, une salle de réunion, un plateau de 50m2 (environ 15 postes), salon, cuisine, salle de bain. Il s’agit d’un appartement parisien classique, au 2ème étage d’un immeuble haussmanien. Le loyer sec (2000 €) est couvert par une société, en échange de quoi elle impose ses Causes au lieu (ESS, Tech4good, durabilité, égalité des chances, éducation …). Il faut donc composer avec cet engagement.

Scénario 2 :

Rive gauche, Quartier latin : au sein d’un complexe type Grands Voisins, incluant 3 000 m2 de logements solidaires et 1 000 m2 de bureaux pour associations, entreprises de l’ESS et événementiel. On aurait deux plateaux en duplex, total 98m2 (environ 25 postes), et ensuite chaque projet pourrait avoir des bureaux privatifs qu’il louerait en sus, parmi les 1000m2 de bureau, pour moins de 20€/mois/m2. Il faut trouver un financement pour le loyer du plateau, disons 2000€ mensuels, ce qui laisse toute latitude pour l’émergence de causes communes par les usagers.

Dans les deux cas, les locaux seront disponibles au 1er mars, donc dans 3 semaines, et pour une durée de 12 à 18 mois maximum. Autrement dit : pas de travaux, occupation temporaire.

Nous recherchons des personnes sérieusement intéressées à discuter d’un modèle de gouvernance de lieu sur la base de ces hypothèses. Première réunion ce vendredi 12 février 2021 à 11h à Officaire, ou en visio à l’adresse : https://meet.jit.si/ecoworking.

Nous répondrons aux questions sur les deux offres puis pour le scénario 2, nous discuterons ensemble afin de faire émerger la première esquisse des Causes qui animeront le lieu, lui donner cette première impulsion qui permettra à chacun de trouver sa position.

Pour toute question préalable répondez-nous à ce mail, ou laissez-nous un commentaire :

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Voici quelques grandes lignes pour démarrer. C’est un point de départ, il s’agit par essence de procéder à une construction collective, tout peut arriver :

  • Toutes les personnes qui travaillent dans le lieu mais aussi leurs visiteurs connaissent les causes défendues par les membres de l’écoworking. 

  • On ne paye que le strict minimum (loyer, charges), et tout le reste est fourni par des membres de la communauté qui contribuent ainsi en nature à la vie du lieu.

  • Chaque partie prenante partage par avance son intention de contribution (financière ou en nature). Des points mensuels facilités permettent d’ajuster constemment les flux afin de pouvoir tenir les engagements pris avec l’externe (payer le loyer, accueillir une Learnex, contribuer à des travaux sur les espaces communs…)

  • Chacun s’intéresse authentiquement aux projets des autres et souhaite voir leur réussite.

Un écoworking est en bonne santé si, lorsque l’un des membres est en difficulté, les autres lui viennent en aide plutôt que d’essayer de le sortir au plus vite.

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Duc, de la tribu des Éco-workers.